Carnet de Voyage

Corse 2017

 

 

CORSE Juin 2017

 

Samedi 10 juin : départ de Zaventem avec Brussels Airlines et Corsica Travel

Les photos du 1er jour

A 12h30, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Sandrine va nous emmener à l'aéroport. Le nouveau drop-down remplaçant le kiss&ride est bien pratique. Nous entrons dans le bâtiment de l'aéroport sans fouille préliminaire des bagages, ni aucune file, sous l'oeil attentif des militaires, déployés ici comme dans tout Bruxelles, suite aux attentats du 13 novembre 2015 et de la liste continue d'évènements entre Bruxelles, Londres, Paris et autres villes occidentales.

A 17h, nous débarquons à Ajaccio sous le soleil du Sud. Les formalités sont très rapides et nous prenons possession de la Polo réservée à l'avance chez Avis.

Notre premier hôtel étant situé à 50 km de là, nous démarrons de suite, et nous sommes surpris des risques pris par les motards, en particulierà la sortie des rond-points. Il s'agira d'être prudents.

Très rapidement le paysage majestueux entre mer et montagne de la Corse s'impose. Magnifique.

Nous prenons la direction de Calvi pour notre première étape à Piana, près du golfe de Porto. La route s'élève dans la montagne puis suit le bord de mer. Nous nous arrêtons pour une première pause photo du Golfe de Sagone, puis nous passons le village promontoire de Cargèse avant d'arriver vers 19h40 à Piana, à l'hôtel Scandola.

Très bel hôtel avec vue sur mer, montagnes, et sur les Calanches (prononcez Calanques ) et sur le joli village de Piana, caressé par le soleil de la nuit tombante : magnifiques couleurs. Adresse fortement à conseiller.

Premier apéro à la terrasse de l'hôtel et test des bières locales : la Pietra Ambrée, à la châtaigne pour Daniel, et une Colomba blonde citronnée pour moi. Puis nous descendons à pied au village pour trouver un restaurant avec vue sur les Calanches. L'italien du coin sera ok pour nous. Une armée d'hirondelles chasse les insectes en tourbillonnant devant les grandes baies vitrées. C'est assez hypnotique de les observer. Daniel choisit du cabri, la spécialité locale, et moi des pâtes, puisque nous sommes chez l'italien.

Retour pour la première nuit à l'hôtel, ravis de notre choix pour cette magnifique destination.

Les photos du 1er jour

Dimanche 11 juin : Les Calanches ***

Les photos du 2e jour

Premier tour des élections législatives en France, après l'élection du président Macron. Peu d'intérêt marqué par les Corses. Nous n'avons encore vu aucune affiche électorale. Le patron de l'hôtel n'est pas content car un villageois a allumé un feu qui enfume toute la vallée. Interdit en cette saison. Où sont les écolos ?

Petit déjeuner délicieux et varié. Nous voilà en route, après l'achat de bouteilles d'eau fraîche, pour la visite des célèbres Calanches. Ca commence donc direct à la sortie du village de Piana. Impressionnant ! Nous multiplions les arrêts photo. Il fait déjà chaud. Nous faisons la ballade à partir de la ‘tête de chien' vers le ‘château-fort'. Un certain nombre de ces rochers de granit rose portent un nom : l'Evêque, les Amoureux, le Coeur, La ballade est qualifiée de ‘facile' dans les guides, mais si c'est le cas pour les marcheurs chevronnés, moi, je dois analyser à chaque pas, où je vais poser mon pied. Cela descend fort au milieu des cailloux puis cela monte tout aussi durement. Les touristes que nous croisons sont tous sympas. Tout le monde se salue et je reçois des encouragements aux endroits les plus scabreux. Finalement nous débouchons sur un espace ouvert avec vue magnifique sur la mer et les tours génoises qui permettaient d'alerter la population en cas d'approche par la mer d'envahisseurs barbares. Le chemin du retour est plus aisé, mais il est tout de même presque midi à notre retour à la voiture. Bel exercice pour une première matinée en Corse.

Nous reprenons donc la Polo jusque Porto ;-) Nous déjeunons (comme disent les Français) dans un snack sur la marina, en observant les touristes qui déambulent. C'est cool.

Après une route sinueuse dans la montagne, nous arrivons, via Ota, dans les gorges de Spelunca, au pont de Pianella. Des chèvres en bord de route nous amusent un moment. Une deuxième ballade ‘facile' le long de la rivière Spelunca, doit nous amener à un deuxième pont ? Encore une fois, je dois m'accrocher en montant et en descendant sur des pierres parfois glissantes, en escaliers ou non. C'est un ancien chemin muletier qui me fait penser au trekking au Népal de ma jeunesse. J'ai quand même trente ans de plus qu'à l'époque ! Il nous faut presque deux heures au lieu de l'heure annoncée, mais je suis fière de mon effort. Il est maintenant presque 17h. Nous visons encore une visite de cascade. La route nous emmène jusqu'à 1000 m. La forêt compte des centaines de magnifiques pins . Arrivés au sommet du col après avoir rencontré pas mal de cochons noirs ou gris ou bruns ou noirs et gris, de vaches et surtout de taureaux en vadrouille sur la route, quelques cochons nous accueillent au petit bar du sommet. Nous comprenons que c'est trop tard pour la cascade et qu'il vaut mieux rentrer à Piana pour admirer le coucher du soleil sur les Calanques et sur la mer. La route est longue. Nous découvrons que nous avons un gps ! Un peu compliqué de lui faire comprendre qu'il doit toujours nous montrer où nous sommes sur la route.

Arrivés à hauteur des Calanques ,je vois le fameux coeur entre les amoureux. Arrêt photo, mais à contre-jour !

Rentrés à l'hôtel nous réservons une table pour le dîner. Au menu il y a du veau à la Corse : au vin rosé et mariné avec des olives. Dommage que nous quittions déjà cet endroit demain matin. C'est certainement le ‘plus beau d'not' voyage' ! Après une ballade digestive au village, nous rentrons épuisés.

Les résultats électoraux ne nous intéressent plus, pour le coup ! Daniel parvient à faire fonctionner l'airco de la chambre et s'endort de suite. Je vais faire de même pour être en forme demain ;-)

Les photos du 2e jour

Lundi 12 juin : en route vers le Nord de l'île

Les photos du 3e jour

Longue route prévue ce lundi. Dernier petit déjeuner avec vue sur mer et sur les Calanques de Piana.
C'est avec un pincement au coeur que nous quittons cet endroit.

Nous repassons par la route des Calanques pour une photo des amoureux et du coeur à la lumière matinale, puis direction Porto et nous passons sur l'autre versant du Golfe de Porto. Splendides vues également dont on ne se lasse pas. Arrêt pour photographier les parapets en pierre dressés le long de la route. Nous sommes les premiers à faire arrêt à cet endroit juste avant le Col de la Croix, puis cela devient l'embouteillage. Nous poursuivons la route en lacets jusqu'aux portes de Calvi. Petit détour vers la Vallée du Fariju, rivière encaissée dans la roche qui dévale des sommets encore enneigés et rejoint le Golfe de Calvi. Nous nous arrêtons pour photographier le beau pont génois , le Ponte-Vecchio.

Ensuite nous contournons Calvi via une nouvelle route très roulante qui nous mène après quelques hésitations vers les villages perchés de La Balagne, à commencer par le village d'artisans de Pigna, où nous cherchons de l'ombre pour nous reposer, boire un verre et déjeuner.

Après une première tentative pour être servis face à la mer mais sous une chaleur torride, nous levons l'ancre et nous découvrons le Palazzo, un endroit plus intimiste qui nous enchante. Les salades y sont divines et nous faisons connaissance avec un charmant couple de Nantes, qui ont des amis à Liège, et qui voyagent avec leur minuscule chiot ;-) pendant trois semaines !

La visite de l'église avec le chemin de croix très moderne de Gaetano Roberto Monguzzi. Nous repartons pour la visite d'un second village perché : San Antonino. Belle vue surtout de l'extérieur vers la colline qui accueille le village, littéralement construit dans la roche. Nous devons laisser la voiture en contrebas dans un parking payant à côté de l'église. Dans le village, pas vraiment de lieux à visiter, peu d'activité et nous repartons un peu déçus.

Nous nous dirigeons vers notre destination finale après un arrêt dans un cimetière marin à Speloncato. Il faut savoir qu'en Corse, les tombes sont souvent monumentales, sous forme de caveaux hors sol.

Puis nous traversons le désert des Aggriates avant d'arriver à Saint-Florent puis Patrimonio où nous logerons les deux prochaines nuits à l'Hôtel du Vignoble. Accueil assez impersonnel qui nous change de Piana !

Après avoir défait nos valises nous partons pour la découverte à pied du village. Attirés par des airs de Jazz, et une affiche annonçant une micro-brasserie de bière bio, nous nous installons dans un jardin avec une déco et des arrangements un peu hétéroclites mais très sympas. Le cuistot allume son BBQ et provoque de grandes flambées, mais ne s'occupe nullement de nous qui attendons sagement qu'on nous propose la dégustation de leur bière particulière. Après un long moment une serveuse arrive et nous serons enfin désaltérés. Nous choisissons de manger sur place, vu les grand préparatifs en cours. Daniel choisit les plates-côtes de porc et je me laisse tenter par la pêche du jour. Nous sommes ravis d'avoir trouvé cet endroit. Mais finalement le repas ne tient pas ses promesses. Cela n'a pas de goût, il y en a beaucoup trop et nous sommes déçus.

La promenade digestive nous amène dans le parc communal où trône un menhir bien conservé (un peu trop ?), puis vers l'église dont s'échappe des chants corses (ou religieux ?) d'une répétition de chorale. La journée a été bien remplie

Les photos du 3e jour

Mardi 13 juin  : Tour du Cap Corse

Les photos du 4e jour

Petit déjeuner spartiate : pas de fromage, ni de jambon, ni d'oeufs, ni d'attention de la part de l'hôtelier.

Nous voilà partis pour une visite du Cap Corse. Nous sommes au coeur du vignoble corse. La côte ouest se parcourt sur une route en balcon au-dessus de la mer avec de très belles vues sur le golfe de Saint-Florent.

Notre première halte est à Nonza avec une Tour Génoise au sommet du col. Il est prévu une promenade qui descend vers la plage à travers le maquis. Une fontaine dédiée à Ste-Julie, patronne de la Corse se trouve sur une première terrasse. Le site, au début très abordable devient très caillouteux, voire dangereux pour la dernière descente à pic vers la plage. Daniel descend quand même et essaie de me convaincre, mais je ne peux m'y résoudre : nous rebroussons chemin. Allez, en voiture pour de nouvelles aventures !

A la sortie du village, la circulation est 100% bloquée : deux autocars veulent se croiser et il y a des voitures garées. Au redémarrage, nous nous trouvons juste derrière le car. Cela nous ralentit un peu. Je n'ose m'imaginer la situation en plein été.

Le long de la route nous croisons divers mausolées, parfois de véritables chapelles monumentales. Egalement dans presque chaque village, il y a au moins une tour génoise. Nous faisons un petit détour pour nous enfoncer plus avant dans la montagne et visiter un petit village quasiment abandonné, Conciglio. Petite promenade dans un dédale de rues ou de sentiers qui passent entre maisons, jardins et ruines le plus souvent.

En contrebas une église avec un cimetière en bord de route. Nous y croisons quand même quelques habitantes qui achètent du poisson à un marchand ambulant.

Plus loin nous nous arrêtons à Pino où nous tentons sous le soleil une nouvelle ballade à la découverte de plusieurs tours génoises parsemées dans le village. Arrêt pour manger à Murriglia au bord de la route. Le site est très fréquenté par les motards.

Nous voilà repartis pour le bout du Cap Corse que l'on devinera. Le site semble assez désertique avec un moulin, une tour et des éoliennes.

La descente vers l'autre versant de la presqu'île nous fait encore découvrir quelques beaux paysages avec des îlots au large de Marcinaggio et sa marina que nous traversons sans nous arrêter. Maintenant la route longe des plages et c'est moins joli que le versant ouest du cap.

Dernière tentative de ballade à Petracorbara où nous faisons le détour vers un village le long d'une rivière côtière qui descend en torrent depuis la montagne. Il n'y a pas beaucoup d'eau.

Nous approchons de Bastia. C'est un peu compliqué : impossible de se garer en rue, mais nous parvenons à atteindre le parking de la Citadelle. Après un rafraichissement bienvenu, nous visitons ce bastion perché à la pointe de Bastia et qui donne sur le Vieux Port. Belles vues.

Nous décidons de dîner dans le Vieux Port ou une serveuse sympa et très typée couleur locale nous fait l'article gentiment. Daniel accepte sa proposition, alléché par l'apéro gratuit, à base de kir et limoncello, délicieux, ainsi que le poisson issu de la pêche du jour, conseillé en plat principal.

Il est temps de regagner la voiture en longeant le port de plaisance et en remontant par un jardin en terrasses vers le parking de la Citadelle.

Retour à Patrimonio via le Col de Teghinno qui laisse percevoir de jolies vues sur l'étang de Biguglia au large de Bastia et le pays viticole d'autre part.

Journée bien remplie et aucune déception aujourd'hui ! Top !

Les photos du 4e jour

Mercredi 14 juin : Découverte du centre de la Corse

Les photos du 5e jour

Journée de transition, en route vers Ajaccio, via Corte et la montagne. Nous prenons la nationale après un détour vers Bastia. Il est temps de faire le plein. La nationale longe le Galo, rivière torrentielle qui plonge de la montagne, depuis le col de Teghinne entre Patrimonio et Bastia ; nous avons une belle vue sur la côte Est en aval de Bastia et l'Etang de Biguglia.

La N193 de Bastia à Corte suit le tracé du chemin de fer.

Arrivés vers 11h à Corte, belle ville au centre de la Corse, nous montons vers la Citadelle et nous nous arrêtons dans un petit resto typiquement corse. La radio passe des chants corses traditionnels. A proximité se trouvent les gorges de la Restonica mais il fait 33° et nous renonçons à la promenade qui nous aurait conduits vers deux lacs de montagne, les lacs Melo et Capitello. Ce sera pour une prochaine fois si nous revenons en Corse avec un climat plus supportable.

Nous poursuivons la route de montagne vers Vizzanova et au sommet d'un col nous nous arrêtons pour une ‘courte' promenade de 3/4 h AR annoncée comme facile ‘Les Cascades des Anglais'. Après une montée assez raide mais courte, le chemin nous conduit dans la forêt et en pente douce, nous amène aux cascades. Nous traversons des coulées de pierres difficiles. Les cascades sont un rien décevantes, mais nous sommes heureux d'avoir pu enfin refaire une balade en entier et plus ou moins à l'ombre.

Nous poursuivons notre route vers Ajaccio. Notre hôtel est à l'autre bout de la péninsule d'Ajaccio, le long de la route des Iles Sanguinaires. L'hôtel Stella di Mare est en bord de mer et notre chambre donne directement accès à une petite plage de sable. Après une halte au bar pour récupérer de cette longue route, Daniel se met en tenue pour une petite trempette en Mer Méditerranée. Vraiment agréable !

Puis nous prenons le souper sur la terrasse de l'hôtel en bord de plage avec une vue superbe sur les Iles Sanguinaires du côté où le coucher de soleil offre un spectacle somptueux et de l'autre côté, les lumières d'Ajaccio éclairent la nuit de bien romantique façon. Le vin blanc corse accompagne à merveille le plat de poisson et crustacés recommandé par le serveur. Parfait !

Les photos du 5e jour

Jeudi 15 juin : Filitossa : à la découverte de nos ancêtres de l'âge de bronze

Les photos du 6e jour

Petit déjeuner sur la même terrasse, cette fois envahie de guêpes et d'abeilles. Un peu déplaisant, mais le petit dej est copieux.

Après le check-out nous partons à la découverte de l'extrémité de la presqu'île avec vue à 360° sur le Golfe d'Ajaccio, les Sanguinaires (2 îles) et la Tour Génoise en surplomb. Petite marche au départ du parking payant.

Nous prenons la route pour le Sud-ouest de la Corse en faisant un crochet par le site préhistorique de Filitosa en bordure de la N196. Ce site vaut vraiment la peine d'être visité, avec des constructions en pierre datant du néolithique. La chaleur est étouffante. Nous sommes dans la capitale préhistorique de la Corse. Les premiers témoignages de l'occupation humaine en Corse du Sud datent de 7000 ans av JC (prénéolithique).

Le site comprend plusieurs statues menhir sculptées. Ces statues, mi-symboles phalliques, mi-sculptures de chefs guerriers côtoient des monuments torréens (monument circulaire : torre) qui datent de l'âge du Bronze (env. 1100 av JC)

Puis notre route nous élève dans la montagne à plus de 1000 m via le col de St-Eustache et celui de Taua. Au sommet belle vue panoramique. Daniel escalade des rochers faciles d'accès et détecte un défilé de voitures anciennes en rallye dans la montagne.

Nous repartons vers notre dernier hébergement, à Quenza au pied des ‘Aiguilles de Bavella', dont le col est à 1218 m.

Arrivés à l'hôtel nous prenons un verre dans le très beau jardin. Nous sommes très bien accueillis par un jeune liégeois expatrié. Il nous parle du repas du soir, que nous décidons donc de prendre à l'hôtel. Mais il est encore tôt et nous partons vers le Col de Bavella pour une promenade dite facile, dont nous ne trouvons pas le lieu de départ. Finalement nous nous retrouvons sur le mythique GR20 lui-même. Nous décidons de marcher 30 minutes puis de rebrousser chemin. Mais après quelques minutes seulement et alors que le chemin ne parait pas spécialement dangereux, mon pied glisse et je me paye une belle chute, je dévale la tête en bas, et l'appareil-photo cogne les rochers. Avec quand même un peu de mal, je parviens à me remettre sur pied et les dégâts sont mineurs : quelques éraflures au coude et à la cuisse, rien de cassé. Ouf ! Près de la route il y a une statue de la Vierge des Neiges, avec des ex-votos. Je fais une halte, pour remercier notre maman dans les cieux de m'avoir bien protégée et d'avoir évité le pire !

Le dîner à l'hôtel ne se passera pas très bien non plus. La patronne, épouse du Liégeois est bien moins sympa, pas contente que nous ne choisissions pas la demi-pension, mais juste une entrecôte, laquelle ne passera pas.

Pour nous remettre de ma chute et du repas raté, nous entreprenons une petite marche de découverte du village de Quenza, son église et quelques rues ‘peu typiques' de l'avis de Daniel.

La nuit sera réparatrice.

Les photos du 6e jour

Vendredi 16 juin : Bonifacio et la pointe Sud de la Corse

Les photos du 7e jour

Au programme : la visite de Bonifacio, puis celle de Porto Vecchio.

D'abord un déjeuner copieux mais simple.

Nous prenons la direction de Zonza vers Sartène via Ste-Lucide-Tallano et Levie. Arrêt-photo devant de magnifiques châtaigniers. Nous voulons faire une pause à Sartène, village perché, mais pas possible de se garer. Nous ferons arrêt au site de Roccapina avec une vue sur le rocher du Lion. Un petit musée nous y accueille, en bord de route, dans l'ancienne maison cantonnière. La visite audio-guidée super intéressante se poursuit avec un petit film muet en noir et blanc tourné à cet endroit en 1923 : ‘Amour et Vendetta'. Le mécanisme naturel de ‘la taffonisation' est à l'origine de ces amoncellements de blocs en grès creusés par l'érosion et qui donne après des millénaires ces formes de Lion ou d'Eléphant. Ces rochers ont alors servi d'abri pour des bergers ou des brigands cachés dans le maquis. Un parcours didactique nous permet de mieux comprendre ces formations géologiques ainsi queles plantes qui constituent le maquis.

Nous prenons le repas de midi dans l'auberge adjacente au musée, avec les spécialités d'Hélène, patronne âgée mais dynamique qui mène bien son restaurant.

Nous longeons ensuite la Côte Sud de la Corse qui nous conduit à Bonifacio via un paysage sec et dépouillé. Nous croisons près de Figari un site entièrement et récemment ravagé par le feu. L'odeur y est persistante. Les fils électriques tiennent ce qui reste des poteaux carbonisés.

Plus loin un troupeau de chèvres va et vient près de la route.

Nous abordons Bonifacio par le port en contrebas de la Ville Haute. Nous nous garons dans un parking payant à mi-hauteur au sein de l'enceinte fortifiée.

Nous visitons la ville en suivant la direction Sud, le long du Goulet de Bonifacio, avec de belles vues sur cette entrée maritime. La Sardaigne n'est plus loin.

Nous visitons le cimetière marin, très impressionnant par le nombre de tombes monumentales, d'allées aux noms les plus divers et la vue sur la Méditerranée.

Ensuite nous retournons en ville pour voir l'autre versant de l'éperon rocheux qui donne sur la mer et les falaises.

Il est temps de reprendre la route vers Porto Vecchio avec un petit détour dans l'espoir de nous restaurer. Il n'y a aucun village le long de cette côte et nous nous arrêtons à une épicerie tenue par des corses super sympas.

Arrêt à Porto Vecchio où le parking est hors de prix et payant jusque 21h ! Après une brève visite et quelques achats touristiques, nous repartons via le Col de l'Ospedale avec de très jolies vues sur Porto Vecchio en contrebas.

A l'Ospedale, nous traversons une belle forêt de pins et un grand lac me fait penser à la Suède !! Nous faisons arrêt pour quelques photos. Le soleil est déjà bas. Nous décidons de chercher un restau à Zonza où nous sommes déjà passés plusieurs fois et où nous aurons le choix. Nous optons pour l'Auberge du Sanglier. Nos voisins de table, des Vendéens très sympas qui logent dans l'hôtel à côté entament la conversation. Nous passons un moment des plus agréables avec eux et nous dégustons une truite délicieuse.

Finalement une journée très réussie.

Les photos du 7e jour

Samedi 17 juin : les châtaigniers

Les photos du 8e jour

Dernier jour de notre séjour en Corse ! Le check-out est rapide et la patronne me fait cadeau de l'entrecôte de l'autre jour. Ouf. Notre vol est à 18h et nous avons encore le temps de visiter la région via l'autre route de montagne au départ de Zonza, puis direction Figari.

Daniel s'est rendu compte qu'il a perdu/oublié sa casquette de Francorchamps au bord du lac au moment des selfies hier soir. Nous décidons d'y retourner. Ce n'est pas si loin et je suis certaine de retrouver facilement l'endroit exact de nos photos. Juste avant le barrage à l'autre extrémité du fameux lac, un troupeau conduit par un vacher provoque un embouteillage. C'est la première fois que nous voyons autant de bovins d'un coup, mais curieusement encore cette fois, avec plus de mâles que de vaches ! Dans la forêt des camions de pompiers sont affairés. Je ne vois pourtant ni feu ni fumée. Le long du lac, pas de casquette noire ‘Francorchamps ‘, trop tard. Juste un petit papier tenu par quelques cailloux avec le message : ‘ici trouvé appareil-photo + un n° de téléphone'. Tant pis, Daniel sera obligé de retourner à Francorchamps.

L'objectif suivant est Serra-Di-Scopamène, un village avec un parcours didactique à propos des châtaigniers. Il fait à nouveau très chaud. Nous trouvons le départ du parcours. Il y a un plan et c'est flêché. Nous descendons le long d'une rivière et découvrons un sèchoir à châtaignes, un moulin, un lavoir, des murs de pierre du pays, des châtaigniers bien sûr, beaucoup de fleurs. C'est très agréable.

Nous poursuivons notre route d'abord via les Aiguilles de Bavella puis jusque Porto-Vecchio et Daniel se rend compte que suite aux aller-retour pour sa casquette, nous sommes presque à sec et il n'y a pas beaucoup de pompes à essence. Dans les descentes, il roule à l'économie et nous évitons de justesse la panne sèche.

A l'heure du déjeuner nous sommes à Solenzara une petite ville le long de la mer et nous trouvons un restau sympa, déjà le dernier de notre trip  ! C'est le long de cette route que se trouvent les plus belles plages de Corse.

C'est en repartant de là que What's App nous apprend qu'Aurélie, en week-end avec des copines à Wissant, s'est coupé le doigt et doit aller à l'hôpital. Le stress, mais d'ici nous ne pouvons rien faire.

Il reste encore à faire un véritable plein d'essence pour ne pas avoir d'amende chez AVIS. C'est là que cela se complique. Aucune pompe à proximité du minuscule aéroport de Figari, accessible uniquement via des routes étroites de campagne. Encore un dernier détour pour la pompe la plus proche, quand même à 10 km, où le seul moyen de paiement est par carte et avec un seul appareil pour les 4 pompes. Bon, on y est quand même arrivés.

A l'aéroport, une longue, longue, longue file pour l'enregistrement, et une chaleur étouffante : je dégouline. Heureusement ce genre de situation favorise les conversations entre les voyageurs, un peu comme lors des trajets les plus pénibles de la SNCB ;-)

Le vol de retour se passe sans encombres. Sandrine nous attend à Zaventem. Aurélie ne doit finalement pas être opérée. Tout finit par s'arranger.

 

Adieu Belle Corsica, si bien nommée : l'île de Beauté, si proche de nous.

Les photos du 8e jour